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Grandir avec deux mamans

24 Fév

« Un grand préjugé envers les enfants de couples homoparentaux concerne l’orientation sexuelle. Les gens vous posent-ils souvent la question?

Non. Ce n’est pas une question que les gens me posent, surtout rendu à mon âge. Personne ne m’a jamais dit que j’étais gai parce que je vivais avec deux mères. Du moins, pas en pleine face. D’ailleurs, les études démontrent que, inversement à ce qu’on peut croire, il n’y a pas plus d’enfants homosexuels dans les familles homoparentales qu’ailleurs. Ça n’a aucun lien. Mais moi, je me suis posé cette question très jeune. J’avais 7 ou 8 ans et je me suis demandé si j’étais gai ou hétéro. J’avais alors avoué à mes mères, un soir, en soupant, que j’aimais les filles. Elles ont trouvé ça très drôle. »

Pour lire l’article en entier, cliquez ici

Interview d’enfants de familles homoparentales lors de la manif

27 Jan

Suivez ce lien pour arriver au reportage fait par Libération le 27 janvier

http://mobile.liberation.fr/societe/2013/01/27/je-suis-la-pour-que-ma-maman-puisse-m-adopter_877172

Témoignage de Gaëlle (1)

22 Jan

Je me permets de témoigner pour votre blog, étant fille de femme homosexuelle.

Je ne suis pas née avec pour parents deux femmes ou deux hommes. Je suis née d’un père et d’une mère. Il y aura presque dix ans, ma mère m’avouait son homosexualité. Jamais je ne fus choquée. Au contraire, jamais je n’ai vu ma mère autant sourire, et le bonheur de sa mère, ça n’a pas de prix!

Aujourd’hui, sa compagne, qui est une femme formidable, attend des jumeaux, deux petits garçons; j’ai hâte qu’ils arrivent! J’attends mes deux nouveaux petits frères avec impatience! Car oui, pour moi, ils seront mes petits frères au même titre que mon frère biologique.

J’ai toujours été fière de ma maman et de sa compagne, ce sont des femmes formidables, et je ne comprends décidément pas tout ce mouvement de lutte contre le mariage gay ou l’homoparentalité. Qui a décrété que l’amour était une femme+un homme? Qui donc à décrété que le bonheur c’était une femme+un homme? Ma mère est homosexuelle, j’ai vécu onze ans avec un père et une mère, et ça va faire dix ans que je vis avec ma mère et sa compagne, bien que je ne les voie pas tous les jours n’étant plus au domicile familiale. Pourtant, je ne suis pas malheureuse. Je vis avec dans mon entourage, deux belle-maman, la nouvelle épouse de mon père, et l’épouse (pour moi la compagne de ma mère est comme son épouse) de ma mère. Jamais je n’ai été malheureuse, jamais je n’ai détesté ma mère pour son homosexualité, idem pour mon frère. Nous le vivons très bien, et sommes fiers! Il n’y pas « d’anormalité » à être homosexuel, il n’y a que de l’amour, il n’y a que du vrai, que du bonheur. Le bonheur de ma mère et de celui de sa compagne va bientôt se concrétiser avec l’arrivée des deux petits bouts de choux. Et je sais qu’ils seront des enfants comblés et les plus heureux du monde, et qu’ils seront fiers un jour de dire « j’aime mes mamans ».

Il est temps que les mentalités évoluent, et que les gens cessent de sentir supérieur parce qu’ils sont « normaux ». Quelqu’un peut-il me donner une définition exacte de ce mot « normal »? Cela n’existe pas, la seule et la véritable chose existante, c’est l’amour, et le bonheur partagé par chacun. On devrait tous ne souhaiter que le bonheur d’autrui, pas les punir ou leur interdire d’officialiser cela.

Moi aujourd’hui, je suis fière, et heureuse de dire « j’aime ma maman et ma belle-maman », même si je ne leur dit pas assez souvent.

J’espère qu’avec ce témoignage, j’ai réussi à faire partager mes idées, mon ressenti et ma vison actuelle des choses.

Je vous souhaite tout le bonheur du monde!

Gaëlle

 

J’ai deux mamans et je vais bien, merci

8 Jan

Témoignage recueilli sur le site Enfants d’Homos

http://enfantsdhomos.tumblr.com/post/36092794241/jai-deux-mamans-et-je-vais-bien-merci

J’ai deux maman et je suis très fière d’elles, de leur combat quotidien pour être considérée aux yeux d’autrui comme une FAMILLE. Parce que oui nous sommes une famille, j’aimerai pouvoir dire qu’on est une famille “comme les autres” mais qu’est-ce qu’une “famille comme les autres” ? Un papa, une maman, un fils et une fille ? cela réduirais les “vraies familles” à peu de monde, et on oublierais en passant les familles avec un seul enfant, avec plus de deux enfants, les familles recomposées, les familles monoparentales… Au jour d’aujourd’hui la “norme” familiale n’existe pas, chaque individu a son propre quotidien, sa propre “norme”. Ma norme à moi c’est d’avoir deux maman. Bien sur pas au sens propre du terme, j’ai une seul maman biologique, qui m’a portée pendant 9 bon mois et une “maman de coeur” qui est mon deuxième parent, la deuxième femme qui m’a élevée.

Mes mamans ont décidé de m’avoir ensemble, ce fût une aventure importante dans laquelle elles se sont engagées ensemble. Elles en ont discuté longuement, pesant le pour et le contre. C’était important pour elles de lier leurs amour dans l’éducation d’un enfant, c’est leur choix. Un ami de mes mamans les a aidées à atteindre ce rêve. C’était important pour mes mamans que j’ai la possibilité de savoir d’où je venais, et je suis né le matin du 11 mars 1994. J’ai grandi dans une grande famille très soudé et aimante avec beaucoup d’oncles et de tantes ainsi que des cousins et cousines. J’ai rencontré mon père biologique à l’age de 15 ans. Aujourd’hui, je suis en L1 de géographie et je me porte très bien ! j’ai vu mon père biologique 6 ou 7 fois depuis, cet homme est encore un inconnu pour moi, et si notre relation doit s’intensifier c’est le temps qui en sera un des facteurs et les affinités… Mais ce père biologique ne remplacera JAMAIS ma deuxième maman que j’aime tout autant que ma maman.

Dans mon entourage je connais d’autre famille homoparental, les enfants sont encore petits et je suis la plus grande. Chacune de nos histoires sont différentes mais elles ont un point commun essentiel : l’amour de nos deux parents !

Si le projet de loi du “mariage pour tous” passe je serai enfin fière de dire que j’ai une FAMILLE, fière d’être française, fière ce mon pays qui a enfin sauté le pas dans l’avenir !

J’ai deux mères et je vais très bien, merci

7 Jan

Témoignage recueilli sur le site Enfants d’Homos

http://enfantsdhomos.tumblr.com/post/36135875124/jai-deux-meres-et-je-vais-tres-bien-merci

 

J’ai été élevée par mes deux mamans et rien ne me paraît plus naturel et confortable que ma famille.

Petite à l’école je ne comprenais pas vraiment pourquoi d’autres enfants trouvaient ça bizarre. Je leur ai expliqué que ma famille n’était pas si différente de la leur et leur mentalités ont évoluées à mes côtés. Mes amis adoraient venir chez moi et jouer avec mon lapin et mon chien, goûter les gâteaux de ma maman, regarder ma momy dessiner des plans de futures maisons et leur expliquer chaque détail.

Aujourd’hui j’ai 17 ans et ce que je ne comprends pas c’est pourquoi, depuis petite, seule l’une de mes mamans est en mesure de m’aider à régler ma vie administrative ? Pourquoi seule l’une de mes mamans a pu venir me chercher à l’école ou m’amener à l’hôpital ?

Je ne considère aucune de mes mamans comme une seconde maman, elles sont ensembles le couple amoureux qui a décidé de fonder une famille il y a 18 ans.

Et en regardant autour de moi, en pleine période d’adolescence, je peux vous dire que mon environnement familial est bien plus sain, tendre et heureux que celui de mes amis, aux parents coincés dans un mariage malheureux ou divorcés et désillusionnés et tristes. Des familles brisées, des Noëls pleins de disputes, de crises d’hystéries ou de silences pesants.

Mes grands parents n’ont pas toujours acceptés l’homosexualité de mes mères, lorsqu’elles ont grandit, mais aujourd’hui j’ai 2 mamies et 2 papis présents et heureux de m’accueillir pour les vacances scolaires !

J’ai deux mamans et selon mes professeurs je suis bien plus mature que mes camarades de classe.

J’ai 2 mamans et je vais bien, merci!

5 Jan

Témoignage paru sur le site Enfants d’homos

http://enfantsdhomos.tumblr.com/post/36240218780/jai-2-mamans-et-je-vais-bien-merci

Il était une fois, en 1984, la naissance d’une petite fille. Elle ne le sait pas encore mais son schéma familial ne sera en rien comparable avec celui de ses autres ami(e)s…

Ma mère n’avait qu’un voeu : avoir un enfant. Elle flirtait avec une certaine bisexualité et a finalement réussi à tomber enceinte d’un homme marié qu’elle a aimé et qui en retour l’a également aimé mais qui ne voulait pas quitter sa femme. Ma mère a donc passé un «deal» avec lui: «je garde mes enfants et je ne viens jamais t’embêter.» Ma mère, en même temps, entretenait une relation avec la femme qui deviendra ma “2ème” maman.

Ma maman m’a expliqué lorsque j’étais en âge de comprendre l’histoire de ma vie, la place de ma 2ème maman, l’absence de mon père…

Alors oui, mon 2ème parent est une femme. Et alors?

J’ai reçu et reçois encore aujourd’hui énormément d’amour. Toutes les 2 se sont comportées comme tous parents dans le sens conventionnel du terme (j’entends là une mère et un père). Je pourrais vous citer des exemples par centaine : on m’engueulait quand je ramenais des mauvaises notes, on a fêté mes anniversaires, on partait en vacances à la mer ou à la campagne, on faisait des repas de famille, elles se sont inquiétées pour moi, m’ont soutenu, ou ont été fières… Des émotions normales qu’un parent porte à son enfant.

Elles sont mes parents. Elles sont ma famille.

Mon père, je l’ai rencontré à mes 18 ans: juste pour voir à qui je ressemblais… car si vous voyez ma maman biologique, je ne tiens rien d’elle mais tout du père… Ma 2ème maman connaissait mon père (ils ont bossé tous les 3 dans la même boîte) et elle me disait souvent que j’étais son portrait craché. La première rencontre fut émouvante mais pendant quelques secondes… Peut-être me reconnaitre physiquement dans cet homme…. La suite fut à mes yeux plus ennuyeuse. Il m’a parlé de Ses enfants… Limite, je m’en foutais. J’avais vu ce que je voulais voir. Point barre. Pas besoin de se parler de nos vies que nous ne partagerons jamais. Je l’ai revu 2 ans après quand ma mère a quitté sa boîte. Lui était déjà en retraite mais il était venu au pot de départ. On ne s’est jamais parlé. J’ai croisé son regard plusieurs fois et à chaque fois, il détournait le sien… Et ce fut la dernière fois que je le vis. Est-ce qu’il me manque? Non. Je pars du principe qu’une personne ne peut pas me manquer à partir du moment où je ne la connais pas et à partir du moment où nous n’avons rien partagé ensemble.

Alors, oui, petite, voire surtout pré-adolescente, j’enviais les familles «normales» des copines parce que je sentais que la mienne ne serait peut-être pas acceptée… Le regard des autres m’a gêné. Le fait que l’on puisse juger ma famille m’a gêné. Pas d’avoir 2 mamans. Je ne dévoilais rien de ma famille et faisais souvent passer ma 2ème maman pour la meilleure amie de ma mère… Et au fur et à mesure du temps, je l’ai dit plus facilement et surtout aux personnes en qui j’avais confiance.

Je suis hétérosexuelle et je l’ai toujours été. Etre élevée par un couple homo m’a permis d’être plus ouverte, dans ce sens où je savais que oui, l’on pouvait aussi tomber amoureux d’une fille, même si l’on en était soi-même une.

Aujourd’hui, je pense être quelqu’un d’équilibré. Je suis amoureuse, je bosse. Je fais ma petite vie quoi!

On entend souvent parler du bien-être de l’enfant, etc. Déjà on en parle souvent au conditionnel comme si on n’existait pas. J’ai toujours l’impression d’être considérée comme un objet dans ces débats. Et je crie devant ma Tv: “Youhou! On est là!!!! On existe.”

L’autre jour, à la TV, des politiciens, contre le projet de loi, s’offusquaient de l’avenir des livrets de famille. Oh la la, on devrait retirer la mention «père» et «mère» et la remplacer par « parent ». Sacrilège! Mais tout ça n’est que futilité à mes yeux. Il y a beaucoup plus important. Comme le point suivant.

Légalement notre famille n’est RIEN. Voilà personnellement ce qui m’importe. L’enfant se construit avec 2 personnes du même sexe mais pour lui, ceci est secondaire. Il reçoit de l’Amour et c’est tout ce qui compte. Mais son 2ème parent (le non biologique) n’est pas reconnu. Ma mère biologique est tombée malade il y a quelques années… Heureusement, elle s’en est sortie et j’étais majeure mais que serais-je devenu si le pire était arrivé lorsque j’étais enfant voire ado? On m’aurait arraché à ma 2ème maman et , ça aurait été dramatique pour moi. Encore hier, ma maman et moi discutions de cette histoire de filiation. Elle a construit des choses avec ma 2ème maman qui n’est plus très jeune… Si il lui arrive quelque chose, ma maman n’aura rien.

Nous voulons un cadre légal pour nos familles. Pour qu’enfin, nous puissions exister aux yeux de la société.

Je suis fille d’homos et je vis normalement

4 Jan

Témoignage paru sur le blog: Enfants d’homos

http://enfantsdhomos.tumblr.com/post/36346260945/je-suis-fille-dhomos-et-je-vis-normalement

Je suis fille de parents homosexuels, j’ai trop souvent eu besoin de le cacher, je me suis longtemps sentie inexistante aux yeux de la société, puis, illégale, mauvaise, bonne à me faire soigner etc.

Il y a peu de temps, j’ai été voir une pièce de théâtre contre l’homophobie qui était suivie d’un débat, et je me souviens avoir dit qu’il était aussi important d’inclure les enfants de parents homosexuels dans le débat, car nous sommes également victime de l’homophobie. Je me souviens avoir été rejetée à l’école primaire, que les enfants n’avaient pas le droit de me parler ou me toucher car leurs parents disaient de moi que j’avais une maladie, à cause de mes mamans, et de mon papa.
Je me souviens avoir hurlé de colère en entendant les uns et les autres parler de déséquilibre moral et sexuel chez les enfants d’homo.

Je me souviens également avoir été aimée, entourée, soutenue, disputée, punie, gâtée, être partie en vacances, avoir été habillée tous les jours, avoir appris à prendre une douche quotidiennement, être allée au cinéma, au théâtre, avoir pris des cours de musique, de danse, avoir fait une vrai crise d’ado…
Bref, je me souviens avoir eu une enfance, une adolescence tout à fait banale, parfois même chiante, parfois merveilleuse, parfois triste, parfois très heureuse.

Et je sais qu’aujourd’hui, je ne suis pas bien différente des “autres”, si ce n’est que je suis ouvertement allergique à toute forme d’homophobie, et qu’il m’arrive parfois d’en pleurer.

Donc, voilà, je déballe un peu mon sac, car ces derniers jours, j’en ai gros sur la patate, comme vous je l’imagine bien.

Charlotte de DECLA

J’ai deux mamans, je suis heureuse et alors ?

4 Jan

Témoignage paru sur le blog: Enfants d’homos

http://enfantsdhomos.tumblr.com/post/37900855173/jai-deux-mamans-je-suis-heureuse-et-alors

J’ai été élevée par deux femmes. Deux femmes magnifiques, formidables et que j’aime par-dessus tout.  J’ai toujours été fière de ma famille, autant pour sa différence que pour sa normalité, et aujourd’hui elle est au cœur du débat.

Ces derniers temps, j’ai lu tellement de choses, entendu tellement de discours, vu tellement de vidéos ou d’images. J’ai été touchée, choquée, déçue et souvent blessée.

J’ai essayé de comprendre et d’analyser tous ces discours haineux, tous ces écrits obscurantistes. Depuis les discours de Madame Boutin jusqu’au texte du Vatican écrit en 1992 par l’actuel Pape.

Ce texte, celui de l’église catholique, précise dans son titre III au paragraphe 7 : « l’enfant [est] la partie la plus faible et sans défense ». Alors en tant « qu’enfant de », j’ai décidé de parler, de me défendre, de défendre ma famille, de défendre ma vision de la société.

Il est souvent question de sauvegarder la famille. Une famille qui risquerait de disparaitre avec l’accès du mariage aux personnes de même sexe. Il est étonnant que cet argument soit si souvent entendu… D’abord parce que les homosexuels veulent le droit de fonder une famille, et non celui de la détruire ! Ensuite parce que l’étymologie même du mot famille (selon le Robert, le mot famille découle du latin familia qui dérive lui-même de famulus « serviteur ») ne fait aucun cas des rapports génétiques mais plutôt de personnes habitant sous le même toit : la famille évolue. Et enfin parce que permettre l’égalité devant une loi n’a jamais mené à la suppression de ladite loi, au contraire.

Alors nous demandons le droit de fonder et sauvegarder notre famille face à ceux qui ne veulent pas nous l’égalité : le droit d’être connus et reconnus par la société.

Il est souvent question de défendre la nature. Une nature qui nous dirait qu’une famille se forme exclusivement grâce à l’union des deux sexes. Encore une fois il s’agit d’un argument qui tombe largement à côté du débat. La dualité humaine et l’obligation de fécondation d’un ovule par un spermatozoïde, comme seule façon de créer la vie, ne sont pas remis en cause. Ce dont il s’agit ici, c’est de faire évoluer une construction sociale : le mariage. Cette institution est une institution humaine, créée par la société et ouverte à ses membres consentants. C’est un système juridique qui créé une famille, tout comme l’adoption est un système juridique qui créé une filiation.  Et ces systèmes unissent des gens qui ne sont pas liés génétiquement : cela va plus loin que la basique question du sang, c’est une volonté.

Et notre volonté est de vivre dans une société qui nous accepte telles que nous sommes sans nous juger ni nous différencier.

Il est souvent question du développement de l’enfant dans un couple de même sexe. La mixité serait essentielle pour élever sainement un enfant. Ce qui est frappant ici c’est qu’il n’est pas fait état des familles monoparentales. Ces familles sont nombreuses et pourtant personne ne reproche à un veuf de ne pas se remarier uniquement  pour offrir de modèle féminin à son enfant ou à une mère célibataire de ne pas être restée dans une union qui ne la rendait pas heureuse. Car on ne peut prouver que leurs enfants seraient plus heureux. Mais on assène à tout va que deux parents du même sexe n’offriraient pas l’équilibre nécessaire à un enfant. Comme cela. Sans preuves. Pourtant il ne me semble pas que quiconque ait découvert une méthode infaillible pour bien élever les enfants…

Alors nous demandons le droit d’être comme tout le monde : réussir, échouer, se tromper, se rattraper. Vivre et grandir.

Il est souvent question d’imposer aux enfants un référent masculin ou un référent féminin. De lui permettre d’avoir une personne de chaque sexe à laquelle s’identifier. Cet argument est le plus mystérieux et dangereux à mon sens. Faut-il y voir une homophobie latente qui ferait croire aux gens que les homos vivent en autarcie, entre eux, sans famille (parents, frères, sœurs, oncles, tantes,) et sans ami-e-s ? Ou faut-il y voir un sexisme profond qui classerait par « apports » les hommes et les femmes (mode ou foot, moto ou cuisine, force ou tendresse) ? Dans les deux cas, il devient alors encore plus utile et urgent de faire évoluer le mariage et la famille.

Nous souhaitons le changement des lois pour qu’enfin nous soyons soutenus contre les préjugés et les discriminations.

Il est souvent question… Non. Je vais arrêter là. Les autres arguments entendus maintes et maintes fois sont tellement arrogants, outrageants et ridicules qu’il vaut mieux en rire.

« Le mariage est sacré, le Créateur l’a instauré. » Oui, enfin, sacré pour ceux qui le veulent et ce seulement depuis 1215 et le concile de Latran soit moins d’un millénaire. Pas très rapide ce Créateur…

« Un père et une mère : on ne ment pas aux enfants ! » Mais qui a parlé de mensonge ? Les parents homosexuels ne mentent pas plus à leurs enfants que les parents hétérosexuels, c’est la technique de procréation qui change, pas le principe.

« Les enfants d’homosexuels seront forcément homosexuels. » D’abord, où est le problème ? Ensuite, il me semble que le plus souvent les homosexuels sont issus de familles hétéro et Pasteur a démontré depuis plus d’un siècle que les générations spontanées ce n’était pas réel…

« Mais s’il n’y a plus d’hétérosexuels, l’humanité va disparaitre. » Oui, alors… Si tous les humains se transformaient en dragons, il n’y aurait plus d’humains non plus…  (Mais beaucoup de dragons !)

J’en oublie, mais ce n’est pas un mal !

Je m’appelle Louise, j’ai 27 ans, j’ai un travail, un appartement et des amis. Mes mamans m’ont désirée, élevée et aimée. Mon père et sa femme m’ont adorée et soutenue. Mes frères et sœurs m’ont choyée et accompagnée.

En somme, j’ai deux mamans, je suis heureuse et alors ?

« Billet d’humeur de deux enfants d’homos »-Blog de Têtu

9 Déc

Billet du 7 décembre 2012:

http://blogs.tetu.com/sur-le-chemin-de-l-egalite/2012/12/07/billet-dhumeur-de-deux-enfants-dhomos/

 

touche-pas-à-ma-mère

En tant qu’enfants d’une mère homosexuelle et en réponse à tous ceux qui prennent la parole à notre place, nous demandons aujourd’hui à être entendus.

L’argument de la place de l’enfant semble être la principale raison du refus de l’ouverture au mariage pour tous.

Il est judicieux de se questionner sur la véracité de cet argument. Un enfant peut-il être éduqué correctement, avoir des principes et des valeurs justes et surtout peut-il être psychologiquement équilibré s’il ne grandit pas dans un modèle parental, dit classique, avec un père et une mère?

Cet argument, imparable pour les opposants au mariage homosexuel, n’est-il pas hypocrite et ne cache-t-il pas une forme d’homophobie?

Il n’est pas commode de s’assumer homophobe, c’est se révéler sectaire et non républicain. Utilisons donc ce que nous avons de plus cher pour justifier l’intolérance.

Il est sain de s’interroger et de soulever le problème de l’enfant. Ce qui est moins compréhensible est son silence et la place qu’on lui laisse dans le débat.

Il existe pourtant des personnes élevées par des couples homosexuels, enfants adoptés ou conçus au sein des ces couples, enfants de parents divorcés dont le père ou la mère est homo. Nous sommes là! Nous savons nous exprimer, nous pouvons partager notre expérience. nous avons notre propre avis.

Pourquoi ne nous entend donc pas? Pourquoi aucun acteur du débat (ou si peu) nous présente? Pourquoi quasiment aucun média n’a eu l’idée d’aller à notre rencontre? Sommes-nous placés hors du dialogue volontairement? Peut-être pourrions-nous montrer un visage heureux et sain? Ou peut-être sommes-nous instables et remplis de complexes?

Nous sommes un frère et une sœur, éduqués par une mère homosexuelle. Nous avons vécu avec un couple de femmes une grande partie de notre enfance et toute notre adolescence. Nos propres enfants grandiront avec un exemple de couple homosexuel dans la famille.

Nous n’avons aucune prétention à dire ce qui est bien ou non. Nous souhaitons juste faire savoir que l’utilisation de l’argument de l’enfant n’est pas recevable s’il est avancé par des personnes n’ayant pas eu cette expérience. Qui sont ces gens qui parlent à notre place? Qui nous représente réellement? Les pères de l’Église Catholique ? M. Copé ou M. Fillon? L’anonyme qui a un ami qui a un ami homosexuel? Les personnalités de gauche qui nous voient comme des électeurs potentiels?

Nous souhaitons faire entendre notre voix car nous nous sentons insultés, stigmatisés et marginalisés.

Sommes-nous déséquilibrés? Avons-nous eu une enfance qui fait que nous ne serons jamais stables? Avons-nous été privés d’amour? Privés de la présence d’un père? Sommes-nous incapables de savoir ce qu’est une famille hétéroparentale, incapables de reproduire un environnement familial? Avons-nous souffert de problèmes d’identité liés à la sexualité de nos parents? Sommes-nous tout simplement normaux?

Nous nous sommes évidemment posé des questions, comme tout un chacun lors de notre construction personnelle. Nous ne pensons pas l’avoir fait plus que n’importe quel autre adolescent.

L’argument du modèle homme/femme ne tient plus non plus lorsqu’on lui oppose le fait que la famille n’est pas uniquement deux adultes et un enfant. la famille, c’est aussi des oncles, des tantes, des cousins, Des grand-parents, des frères, des sœurs, voire même des amis. le cadre familial n’est pas juste trois ou quatre individus vivant reclus entre eux.

L’enfant connait donc le schéma hétérosexuel. il a forcément des échanges avec des personnes qui ont une sexualité et un environnement plus “communément admis”.

Nous avons été aimés, et toutes les personnes qui nous entourent et nous ont entourés, n’ont souhaité que le meilleur pour nous. Cela ne suffit-il pas à faire de nous des personnes épanouies?

La seule chose qui aurait pu nous déséquilibrer, et c’est l’expérience qui parle, est le regard homophobe d’une société et d’une grande partie de ceux qui la compose.

Toutefois, il est vrai que quelque chose nous différencie de quelques uns: nous avons appris la générosité, la tolérance et l’altruisme, puisque nous avons évolué en plein cœur de ces principes. Et nous sommes fiers de cette éducation.

Le réel problème est qu’un tel débat existe. Il est impensable qu’aujourd’hui encore, des personnes puissent refuser à d’autres le droit de s’aimer, de se le dire, de le symboliser par le mariage. Il est impensable de leur interdire la possibilité de transmettre cet amour à des enfants qui n’ont personne. Ce sont ces enfants les véritables perdants.

Nous demandons donc aujourd’hui que les concernés se fassent entendre, qu’on leur ouvre le débat. Que les politiques ne parlent plus pour eux, que les médias transmettent leur paroles et que celle-ci soit prise en considération par tous.

Plus nous serons à nous exprimer et à partager, plus nous serons capables d’avoir un point de vue juste. Qu’ils soient pour ou contre le mariage gay et lesbien et, par conséquent l’adoption par des homosexuels (puisqu’il n’est même plus question de PMA), vous devez les entendre, eux seuls sont à même de partager ce qu’un enfant dans cette situation ressent.

Notre avis n’est pas celui de psychiatres, de psychologues ou autres psychanalystes, intermédiaires et sujets à l’interprétation.

Nous ne sommes pas des oiseaux boiteux et argentés avec des “papa” et “maman” tatoués sur les ailes.

Les institutions religieuses, même celles se sentant intimement liées à l’histoire de la France, n’ont pas à se poser défenseurs de la famille. L’enfant a avant tout le droit «à se construire en référence» à deux personnes qui le chérissent et lui inculquent les valeurs de partage, d’amour et de solidarité.

Arrêtons de débattre et d’argumenter avec des principes et des cas de conscience. Laissons s’exprimer l’expérience et la réalité.

Anne et Thomas

Sandra rapporte les propos de sa fille :

26 Nov

Me racontant son livre « Pourquoi j’ai deux mamans » :

« Alors les mamans tu vois, elles s’aimaient très fort. Mais elles pouvaient pas avoir de bébé. Parce que pour faire un bébé, il faut une graine de dame et une graine de monsieur. Alors les mamans, elles ont demandé la graine d’un monsieur qui s’appelle un dÔ-nneur. Et alors maman, elle est enceinte avec un bébé dans son ventre et le bébé c’est moi et c’est le grand bonheur. »

M, à 3 ans

Marion, maman de 3 adorables petits garçons rapporte :

26 Nov

Les enfants à table, ils discutent avec la nourrice :

« nous est des enfants arc-en-ciel, on est différents parce qu’on a 2 mamans, nous on aime l’amour » ♥ ♥

Enfants d’homos :J’ai été élevé par deux papas

18 Nov

Article paru dans le Nouvel Observateur le 5 novembre 2012

C’était il y a quelques semaines. Pendant le cours de droit public, la professeure de droit public évoquait l’actualité : le mariage gay et l’adoption homoparentale. Et entamait un plaidoyer expliquant les raisons pour lesquelles elle y était fermement opposée. Mickaël s’est alors levé devant tous les élèves. « J’ai démonté tous ses arguments. Et je lui ai expliqué que j’avais été élevé et adopté par deux papas et que j’allais très bien, pas de problème. Elle était sciée ».

« Comme s’ils savaient quoi que ce soit sur ma famille ! »

Pour lire la suite de l’article, cliquez ici:

http://tempsreel.nouvelobs.com/mariage-gay-lesbienne/20121024.OBS6813/enfants-d-homos-j-ai-ete-eleve-par-deux-papas.html

 

Documentaire: Mes parents sont homos

12 Nov

Vous pouvoir voir ci-dessous un extrait du documentaire « Mes parents sont homos », écrit et réalisé par Andréa Rawlins, produit par l’agence Capa, et diffusé le 28 février 2012 sur Canal +, dans le cadre de la Nuit Gay. Des familles des Enfants d’Arc en Ciel-l’asso! ont accepté de témoigner.

www.youtube.com/watch?v=zLgDyQlHdMs

Article du Monde: Homoparentalité: ce qu’en disent les enfants

12 Nov

Vous trouverez ci-dessous un article du Monde du 25 septembre 2012 qui reprend des témoignages de personnes élevées dans des familles homoparentales:

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/25/parents-homos-ce-qu-en-disent-les-enfants_1765370_3224.html

Pierre, 10 ans, a un papa et deux mamans. Il appelle maman « celle qui m’a fait naître », et l’autre, maman-Sami, du nom du héros de Scooby-doo, son dessin animé préféré. Il ne voit que des avantages à cette situation. « J’ai une plus grande famille », dit-il. Trois parents, cinq grands-parents, ça fait plus de monde pour s’occuper de lui. « Avec une seule maman, j’irais plus souvent à l’étude », relève le petit garçon. Lyns, lui, a 7 ans. Il a deux papas, « un qui dit plus oui, et un qui dit plus non ». Quand ses copains lui demandent où est sa maman, il répond qu’elle est en Haïti, où il a été adopté.

« Et l’enfant dans tout cela ? » est la question la plus fréquemment posée dans le débat sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux homosexuels. Bien plus que l’union de deux adultes consentants devant le maire, c’est sa conséquence, à savoir la possibilité d’établir un lien de filiation entre un couple de même sexe et un enfant, qui fait débat. Les enfants élevés par des homosexuels iront-ils bien ?

Le Monde a posé la question à des personnes qui connaissent ou ont connu cette situation. Ils seraient aujourd’hui en France de 24 000 à 40 000, selon l’Institut national d’études démographiques. Pierre et Lyns, les deux plus jeunes, ont été contactés par le biais de l’Association des parents gays et lesbiens. Deux autres témoins ont déjà raconté leur histoire dans le livre de Taina Tervonen et Zabou Carrière, Fils de… (Trans photographic press, 2011, 25 €). Tous les autres ont été recontactés après avoir répondu à un appel à témoignages sur LeMonde.fr. Leur donner la parole ne signifie pas qu’ils ont valeur d’échantillon représentatif.

Seule une personne a fait part d’une expérience douloureuse. C’est Anne, 41 ans, styliste, de nationalité belge. Elle découvre l’homosexualité de son père à l’âge de 10 ans, quand ses parents divorcent. Il est très extraverti, drague ouvertement, raconte ses rencontres d’un soir, mais n’aborde jamais clairement son homosexualité. « Ça aurait été bien mieux qu’il m’en parle, au lieu de faire comme si tout était normal », raconte Anne.

La jeune femme a l’impression que son père n’a pas été honnête envers sa famille. « Ma mère était amoureuse de lui, mais il l’a épousée uniquement pour avoir des enfants, analyse-t-elle. Elle a été une sorte de chose. Et nous, ses enfants, avons aussi été des sortes d’objets. J’ai le sentiment que je n’aurais pas dû être là, dans cette vie-là, pour lui. C’est toujours un poids. » Anne n’exclut pas que deux personnes du même sexe puissent être de bons parents pour un enfant adopté, « déjà là ». Mais elle n’approuve pas la procréation médicalement assistée pour les couples de lesbiennes (interdite en France mais autorisée en Belgique comme en Espagne), car elle y voit une « instrumentalisation » de l’enfant.

« GRANDIR DANS UNE FAMILLE COMME ÇA, C’EST POSITIF, ÇA OUVRE L’ESPRIT »

Clément, 27 ans, développeur Web, a justement été conçu comme cela : grâce à un donneur anonyme et un médecin de famille compréhensif. Il a deux mères depuis toujours. Elles lui ont tout expliqué quand il avait 8 ou 9 ans. Qu’elles s’aimaient, qu’elles avaient décidé de l’avoir, lui et ses deux frères, comment ça s’était passé. « On ne nous a jamais menti. Je sais bien que ma deuxième mère n’est pas ma mère biologique, mais c’est ma mère parce qu’elle m’a élevé », explique Clément. Plus tard, elles lui ont proposé de passer du temps avec un de leurs amis, qui aurait pu jouer le rôle de figure paternelle. Son grand frère lui a suffi. Il ne s’est jamais intéressé au donneur.

Le jeune homme va très bien. « J’ai un boulot, une copine, un appart, résume-t-il. Grandir dans une famille comme ça, c’est positif, ça ouvre l’esprit. » Il admire ses mères : « Elles se sont battues pour nous avoir. »

« Positive » aussi, fut l’installation de la mère de Mélanie, 18 ans, avec une autre femme, quand la jeune fille avait 13 ans. « J’ai été très surprise, mais très heureuse qu’elle ait trouvé quelqu’un avec qui elle avait une relation plus satisfaisante qu’avec mon père », dit-elle. Il était « rigide, fermé ». Avec sa « belle-mère », Mélanie a retrouvé un cadre familial « serein, apaisant, équilibré ». Elle ne voit plus son père.

La figure de la deuxième mère, qui arrive dans la vie de la mère biologique après la séparation des parents, revient fréquemment dans ces récits. C’est toujours quelqu’un d’important. « Elle avait plus de temps à nous consacrer que ma mère, qui travaillait beaucoup, se souvient Ambre, 28 ans, élevée par les deux femmes dès ses 4 ans. Elle nous faisait faire nos devoirs, s’occupait de notre culture. »

« SON ŒDIPE, ON LE FAIT QUOI QU’IL ARRIVE »

« On discutait, elle m’aidait à me poser des questions, raconte Mark, 31 ans, dont la mère a vécu avec une femme entre ses 12 et 18 ans. J’ai toujours eu l’impression que mon père ne m’aimait pas, qu’il m’avait abandonné. Elle m’a aidé à surmonter cela. » Dans ces histoires, le père voit ses enfants un week-end sur deux, parfois moins.

Comme les autres, Mark dit n’avoir rencontré « aucun problème psychologique » spécifique. « Je me sens tout à fait équilibrée, sourit Ambre. Son Œdipe, on le fait quoi qu’il arrive ! » Ils n’ont pas peur de l’amour homosexuel, mais sont hétéros. Seule Mathilde, 16 ans, « ne sait pas trop encore » où elle va. Son père et sa mère, tous deux homosexuels, vivent sous le même toit avec leurs partenaires respectifs. « Ça me plaît, cette façon de vivre, dit-elle. Mais la sexualité de mes parents, ça les regarde, je ferai mon propre choix. »

Tous ont été confrontés plus ou moins frontalement à l’homophobie. Le schéma familial était le plus souvent tu à l’extérieur. « J’étais très réservée, dit Camille, 26 ans, élevée par deux femmes depuis qu’elle est bébé. Je n’aurais pas apprécié d’être vue comme différente. Cacher une partie de soi, c’est difficile. » Certains ont connu des épisodes pénibles. Ambre se souvient de son frère « mis en quarantaine » dans son école sans raison apparente. Clément, d’une camarade expliquant dans un exposé que les homosexuels allaient transmettre leur « maladie mentale » à leurs enfants s’ils étaient autorisés à adopter.

Ils se disent « choqués » quand ils entendent des propos rapprochant l’homosexualité de la polygamie ou de l’inceste, comme ceux tenus récemment par le cardinal de Lyon Philippe Barbarin. « C’est honteux ! Que l’Eglise lave son propre linge !, lance Mélanie. En plus, on parle du mariage civil, je ne vois pas ce que la religion vient faire là-dedans. » « Ces gens ne réalisent pas que la société change », soupire Pablo, 30 ans, élevé par deux femmes depuis ses 4 ans.

La grande majorité attend le « mariage pour tous » avec impatience. De façon accessoire pour des raisons pratiques. « S’il était arrivé quelque chose à ma mère, j’aurais dû retourner vivre chez mon père, imagine Mark. Vu nos relations, ça n’aurait pas été simple. » Pablo sait que sa deuxième mère s’inquiète de l’absence de lien juridique entre eux, car elle aimerait transmettre ses biens aux enfants de sa compagne. L’adoption réglerait ces problèmes. Mais ces « enfants d’homos » espèrent surtout que la loi fera changer le regard de la société. « Comme ça, il sera reconnu que les homos sont égaux aux hétéros », résume Mathilde.

Gaëlle Dupont