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Un consensus social pour l’accès à la PMA pour toutes les femmes

18 Mar

Communiqué de presse

Paris, le 18 mars 2016

Les prises de position du Défenseur des Droits, du Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes (HCEfh), de membres de l’Académie nationale de médecine, de nombreux élus dans une pétition spécifique¹ et aujourd’hui de

association Les Enfants d’Arc en Ciel ne cessera de le répéter au gouvernement ainsi qu’aux parlementaires.
Nous constatons une fracture entre la position de Madame la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes et l’opinion publique.
L’association Les Enfants d’Arc en Ciel regrette que Madame la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes ne souhaite pas œuvrer pour le droit de toutes les femmes à mener un projet de famille.
Les Enfants d’Arc en Ciel – l’asso !
Cd1ADhEWoAASIzB

 

¹ www.pma.inter-lgbt.org

 

Adoption après une PMA : un tribunal fait (encore) de la résistance

24 Juin

Article de Libération du 23 Juin 2015

« «Ce jugement bafoue l’intérêt de notre enfant qui est que ses deux mamans soient reconnues devant la loi», a indiqué le couple dans un communiqué de presse. «Les accusations de « fraude à la loi » et « d’enfant illégalement conçu » sont insultantes, insupportables et diffamatoires.»

« La bataille de la PMA n’est pas près d’être terminée. Devant l’entêtement de certains, l’avocate en appelle donc au législateur. Selon elle, il devient urgent de «légiférer à nouveau afin d’éviter toute possibilité d’interprétation de la loi. L’ouverture de la PMA aux couples de femmes et l’établissement d’une présomption de parenté sont absolument nécessaires.»« 

Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez ici

«Nous réclamons l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, sans discrimination»

6 Juin

Article de Libération du 5 juin 2014

« En lançant ce manifeste depuis le Sud-Ouest, Marie et Ewenne ne s’attendaient pas à un tel succès. Elles espéraient 343 signatures, un clin d’œil au «manifeste des 343 salopes» qui, en 1971, avaient révélé avoir avorté, avant que la loi Veil ne légalise l’IVG. A ce jour, plus de 400 femmes ont tombé le masque en assumant noir sur blanc : «Je déclare avoir eu recours à une insémination avec donneur afin de fonder une famille.» Derrière elles, plus de 1  000 soutiens sont arrivés, notamment d’hétéros. »

Pour lire l’article en entier, cliquez ici

Pour le manifeste publié sur le blog, cliquez ici

PROPOSITION DE LOI relative à l’accès égalitaire pour toutes aux techniques d’assistance à la procréation

30 Mai

présentée par Mesdames et Messieurs

Sergio CORONADO, Barbara POMPILI, François de RUGY, Éric ALAUZET, Brigitte ALLAIN, Isabelle ATTARD, Danielle AUROI, Denis BAUPIN, Michèle BONNETON, Christophe CAVARD, Cécile DUFLOT, Noël MAMÈRE, Véronique MASSONNEAU, Jean-Louis ROUMEGAS et Eva SAS

« En France, la procréation médicalement assistée est, selon les termes du code de la santé publique, « destinée à répondre à la demande parentale d’un couple ». En outre, « l’homme et la femme formant le couple doivent être vivants, en âge de procréer, mariés ou en mesure d’apporter la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans ». Ces dispositions excluent donc les femmes célibataires ainsi que les couples homosexuels féminins. Cette limitation n’a pour nous plus lieu d’être dès lors que le cadre légal a changé et s’est ouvert à la reconnaissance juridique des couples homosexuels.

En effet, si la principale revendication qui a présidé aux réflexions et à l’élaboration du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe est celle de l’égalité, il nous semble que l’on ne peut aboutir à une égalité effective entre tous les couples sans ouvrir la procréation médicalement assistée aux couples de femmes. C’est d’ailleurs pour cette raison que presque tous les pays ayant permis le mariage aux couples de même sexe, ont également ouvert l’assistance médicale à la procréation aux couples de femmes.

Tout comme un couple hétérosexuel qui souffrirait d’infertilité, les couples de femmes ont, par définition, une sexualité non reproductive. Ce droit à l’assistance médicalement assistée doit donc leur être reconnu afin de mettre fin à toute forme de discrimination.

Il ne s’agit pas ici de questions éthiques ou morales comme celles que peut soulever la gestation pour autrui, il s’agit uniquement de réaffirmer le principe d’égalité entre tous les couples et de protéger les intérêts de l’enfant.

Il s’agit enfin de sortir d’une certaine forme d’hypocrisie. On le sait, de nombreux couples de femmes qui ont un projet parental commun ou de femmes seules, ont recours à l’assistance médicale à la procréation dans les pays qui nous entourent.

Il s’agit également de permettre aux femmes qui le désirent un encadrement médical et une sécurité juridique. Face aux blocages de la loi, de nombreuses solutions alternatives ont été bricolées par les parents, malgré les risques sanitaires pesant sur ces femmes ou l’insécurité juridique pesant sur les enfants. Prendre en compte l’intérêt des enfants c’est leur donner une sécurité juridique envers leurs parents.

Enfin, le droit français prévoit, pour les couples hétérosexuels qui ont recours à cette assistance, que la paternité du conjoint de la mère soit judiciairement déclarée.

La présente proposition de loi préconise donc que la même procédure soit possible pour les couples de femmes afin que l’enfant voie sa filiation établie à l’égard de ses deux parents. »

Pour lire la proposition de loi en entier, cliquez ici

Le parcours du combattant de Céline, qui va adopter les enfants de sa femme

17 Avr

Article de 20 minutes du 17 avril 2014

« La plupart des gens à qui on a parlé du dossier d’adoption nous ont dit: «Bah vous êtes mariées, ça suffit pas?». On se dit: mais où vous étiez pendant les débats? On a supporté tout ça pour rien, parce que les gens ne savent pas que non, le mariage [condition sine qua non pour que les couples homosexuels puissent adopter] ne suffit pas, il faut encore prouver qu’on est de bons parents »

 

Pour lire l’article en entier, cliquez ici:

http://www.20minutes.fr/societe/1355013-temoignage-de-celine-qui-va-adopter-les-enfants-de-sa-femme

Témoignage de Marie (n°19)

21 Jan

Nous avons décidé de faire un bébé (d’essayer…) en août 2010, juste après notre PACS. Nous étions ensemble depuis un peu plus de deux ans à cette époque.
Nous avons commencé par chercher un donneur connu, dans notre « deuxième cercle » de connaissances. Nous avions trouvé quelqu’un qui s’est rétracté début janvier 2011, nous laissant donc un peu démunies. Après réflexion, nous avons opté pour un donneur anonyme, notamment suite à un argument apporté par une de mes amies « au moins, avec un donneur anonyme, l’enfant fait « le deuil » d’un père qu’il n’aura jamais et ne risque pas d’avoir d’attentes vis-à-vis de son géniteur ». C’était pas faux, on a donc dit banco.
Nous avons donc eu notre premier rdv à Barcelone début février 2011 puis nous avons fait trois IAD (Insémination Artificielle avec Donneur anonyme) là-bas, dans mon ventre. J’étais la plus jeune, ma compagne venait de perdre son job, voilà comment le choix s’est fait (et j’étais très prête et elle moins).
Après avoir dépensé 6000€ en trois mois, nous avons compris que l’Espagne ne nous conviendrait pas. Chacun de ces essais était stimulé (bien que je n’ai a priori pas de souci particulier (j’avais 27 ans)), mais rien n’a pris.
Suite à cela, nous sommes parties à Gent où j’ai refait 3 IAD stimulées mais très mal encadrées (sans gynéco en France, et mal suivies par l’hôpital belge). Trois nouveaux négatifs.
Après un an de stim, j’étais à bout et ma compagne avait envie de s’y mettre (elle avait 35 ans).
Nous sommes parties à Liège, où nous sommes encore aujourd’hui.
Là-bas, elle a fait 5 IAD stimulées, toutes négatives, puis une FIV (Fécondation in Vitro), négative et sans embryon à congeler, une seconde FIV qui nous a donné un joli espoir qui s’est envolé après 7 semaines de grossesse, un TEC (Transfert d’Embryon Congelé) d’un embryon restant de la FIV 2 qui n’a pas pu avoir lieu car l’embryon n’a pas survécu à la décongélation, une 3ème FIV mi juin qui a conduit à un nouveau négatif, et un dernier TEC qui n’a pas pu avoir lieu.

Enfin, je m’y suis remise à mon tour, j’ai fait une FIV pour laquelle ma stimulation a été un peu trop forte, m’a donné des maux de ventre terribles, une souffrance incroyable à la ponction des 14 ovocytes, puis les jours suivants. On m’a transféré un embryon qui n’a pas tenu, lui non plus. Il reste 8 embryons congelés là bas, mais au bout de trois ans de douloureux et couteux parcours, il devient nécessaire de faire une pause. Cette pause que nous n’avons encore jamais faite, en enchaînant 15 échecs et 2 faux départs, en encaissant une fausse couche, et en ayant dépensé à l’étranger l’équivalent de plus d’un an de salaire…

Alors, vous n’y avez rien compris ? Dites-vous que nous non plus au début. Et que si on avait tout simplement eu le droit de vivre tout cela en France, à côté de chez nous, la peine de de ce parcours long et compliqué n’aurait pas été amplifiée par la honte de devoir quitter mon pays pour avoir le droit d’espérer, un jour, fonder une famille.

Ou sinon, comme les gens idiots racontent parfois, je n’ai qu’à « me faire un mec dans une boîte de nuit ». Ben oui, c’est pas beau de faire des enfants illégalement…

Marie

Accès à la PMA pour les couples de lesbiennes en Autriche

19 Jan

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/01/18/l-autriche-etend-aux-lesbiennes-l-acces-a-un-don-de-sperme_4350514_3214.html

Un couple de lesbiennes a droit, au même titre qu’un couple hétérosexuel, àbénéficier d’un don de sperme, car la « protection de la famille » n’est pas un argument suffisant pour le leur refuser : la Cour constitutionnelle autrichienne a rendu public, vendredi 17 janvier à Vienne, un verdict ouvrant la voie à une législation plus libérale, dans un pays de culture catholique qui se distinguait surtout, jusqu’alors, par son attitude restrictive sur les questions de bioéthique.

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