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Témoignage de Sylvie (17)

21 Jan

Dans un mois, ma fille va naître. Elle ne sortira pas de mon ventre mais de celui de ma compagne. Et pourtant, elle sera quand même ma fille.

• Parce que je suis très amoureuse de son autre maman et que fonder une famille nous a semblé naturel. Fonder une famille lorsque l’on est un couple heureux, c’est juste normal.

• Parce qu’avec ma compagne, nous avons réfléchi à la manière de concevoir cet enfant, à la manière de l’éduquer, à la manière de défendre ses droits pendant 2 ans avant de passer à l’acte en prenant contact avec des cliniques belges. Notre désir d’enfant a été murement réfléchi, bien plus que dans la plupart des couples hétérosexuels de ma connaissance.

• Parce que j’ai parlé de ce désir d’enfant à tout mon entourage pendant des années et qu’à tous, ce désir a semblé couler de source. Maintenant que ma compagne est enceinte, ma mère me dit qu’il est possible que ma fille me ressemble. Ma sœur n’arrête pas de me répéter que dès que sa nièce viendra au monde, elle prendra sa voiture et fera 800 km d’une seule traite pour venir embrasser ma fille et me donner des conseils. Mon père m’aide à installer sa chambre. Mes amis me harcèlent pour connaître son prénom.

• Parce que j’ai été là pendant sa conception. C’était en Belgique, dans une clinique où l’on nous a accueillies, conseillées, choyées comme de futurs parents tout simplement, ni plus ni moins.

• Parce que comme tous les parents, je n’arrête pas de penser à ce petit être que je vais élever : la première fois que je la tiendrai dans mes bras, la première fois que je la verrai téter le sein de ma compagne,  la première fois qu’elle me serrera la main, la première fois que je lui ferai prendre un bain, la première fois qu’elle me sourira, la première fois qu’elle m’appellera maman, la première fois qu’elle marchera, … la liste est sans fin.

• Parce que je serai là quand elle viendra au monde. Je tiendrai la main de son autre maman et je couperai le cordon ombilical. Je l’embrasserai avec émerveillement.

• Parce que les liens biologiques n’ont aucune valeur. Ce n’est pas la biologie qui fait des êtres humains de bons parents. Ce qui compte, c’est que je sois là pour la nourrir, la laver, l’habiller, la coiffer, la consoler, l’amuser, lui lire des histoires, lui préparer à manger, l’emmener au parc, l’emmener en vacances, l’aider à faire ses devoirs, l’emmener au musée et au cinéma, … la liste est sans fin.

• Parce que quand je pense à ce petit être qui est en train de grandir dans le ventre de ma compagne, je me dis que je ne peux plus imaginer ma vie sans elle. Elle fait déjà parti intégrante de ma vie, de mes pensées, de mes projections dans l’avenir.

• Parce que j’exige l’égalité avec les couples hétérosexuels. Lorsqu’un couple hétérosexuel a recours à la PMA, on leur octroie la filiation automatiquement.

• Parce que si on écoute les « bien pensants », les femmes n’auraient toujours pas le droit de voter, ni celui de divorcer, ni celui d’ouvrir un compte en banque sans l’aval de leur maris, ni celui d’avorter.

Pourtant, tant que la loi ne reconnaîtra pas ma famille :

• Les médecins pourront me refuser l’accès à la salle de naissance lorsque ma fille naîtra.

• Je dépendrai du bon vouloir des médecins s’il arrive quoi que ce soit à ma fille. (Ils peuvent refuser que j’assiste à la consultation)

• Je n’apparaîtrai pas sur le livret de famille de ma fille. Légalement, elle n’aura qu’un seul parent.

• Ma fille ne portera pas mon nom.

• Ma fille aura autant de liens juridiques avec moi et ma famille que ma voisine, autrement dit : aucun.

• J’aurai besoin d’une autorisation de ma compagne pour aller chercher ma fille à la crèche et à l’école.

• Je ne pourrai pas me présenter comme parent d’élève.

• Je pourrais perdre ma fille si ma compagne décide de me quitter.

• Je pourrais perdre ma fille si ma compagne venait à décéder.

• Je pourrais abandonner ma compagne et ma fille sans avoir de compte à rendre à personne.

• Ma fille n’aura pas de liens juridiques avec ses frères et sœurs (parce que oui, nous désirons avoir d’autres enfants et je désire en porter aussi).

• Ma fille ne pourra pas hériter de moi.

• Je serai une sous citoyenne avec pour seule raison le fait que je sois homosexuelle, orientation sexuelle que, je le rappelle, je n’ai pas choisie. Cela fait partie de mon identité, de mon essence. Au même titre que ma couleur de cheveux, la grandeur de mes mains, la forme de ma bouche, le timbre de ma voix, la grandeur de mes jambes… Je suis homosexuelle et je suis mère. Donnez-moi des droits parce que je suis une mère comme les autres, ne me les refusez pas parce que je suis lesbienne.

En bref, si la loi ne prend pas en compte nos familles, je devrai continuer à trouver des pansements à mettre sur tous les vides juridiques auxquels ma famille sera confrontée jour après jour.

Témoignage d’Isabelle (50)

18 Jan

Depuis bientôt 17 ans, je partage la vie de ma compagne. Nous menons une vie « on ne peut plus classique » ! Après 6 ans, nous nous sommes installées dans un appartement…. Ensuite, achat de notre nid d’Amour….
Et c’est alors que nous nous sommes surprises à nous imaginer avec un enfant à nos côtés….
Il nous a fallu un certain temps de réflexion avant d’oser nous lancer….
Après presque 4 ans de parcours (et 3 fausses couches), nous avons accueilli la plus belle des Pommes d’Amour au mois de mai 2012.
Cela fait donc 8 mois que nous sommes parents.

8 mois de bonheur intense
8 mois où nous tentons de lui apporter tout ce dont il a besoin pour grandir sereinement… comme tous les parents !!

Nous sommes belges donc nous avons pu concevoir notre enfant sans passer les frontières.
Nous sommes belges donc je n’ai aucune crainte pour ma compagne concernant sa reconnaissance légale en tant que parent.
Nous sommes belges donc d’ici quelques mois, notre fils aura légalement deux parents de même sexe….

Nous sommes belges ET POURTANT vous nous avez blessées…. Vous les centaines de milliers de manifestants contre les mêmes droits pour tous !
Vos slogans homophobes (même si vous jurez que vous ne l’êtes pas), nous ont heurtés.
Vous vous êtes attaqués à nos tripes en criant haut et fort que nos enfants étaient en danger à nos côtés !

C’est vous et votre attitude intolérante qui êtes un danger pour autrui, n’inversez pas les rôles, s’il vous plait !

Isabelle

Témoignage de Cécilia (47)

17 Jan

J’ai 37 ans. Avec ma compagne, nous élevons nos trois enfants. Nous avons acheté une maison en pleine campagne, loin des tumultes de la ville et de la pollution. Nous avons fait des choix. Marie a quitté un poste important dans la culture et j’ai demandé une mutation pour rejoindre la nature et y fonder une famille.

J’ai porté notre fils qui a maintenant trois ans. Il va à l’école du village, une école formidable où il a tous ses copains. Personne ne le discrimine, ils sont si peu nombreux qu’ils se protègent les uns les autres. Nous avons voté toutes les deux aux élections de parents d’élèves. Je suis membre du conseil d’école. Nous sommes toutes les deux les mères de notre fils. Les enseignantes ne font pas de distinction, Marie se rend d’ailleurs aux réunions quand je suis retenue par mon travail.

Ma compagne a porté nos deux filles. Deux adorables bébés aussi différents qu’on puisse être ! Elles vont à la crèche du bourg le plus proche, Marie les y amène et je vais les chercher en fin de journée. Tout s’y passe à merveille : nous sommes acceptées comme un couple de parents comme les autres… parce que nous un couple de parents comme les autres, n’en déplaise aux ignorants.

Parfois, rarement, certains regards sont hostiles. Mais que ces gens viennent donc voir comment ça se passe chez nous ! Nous expliquons alors pourquoi nous voulons nous marier. Pas pour nous prouver que nous nous aimons, nous le savons, et nous l’éprouvons tous les jours. Non, nous voulons nous marier pour protéger nos enfants. Si je meurs, mon fils est orphelin ! Et Marie ? Eh bien pour la loi, Marie n’est rien. Si elle meurt, mes filles perdent leur autre maman en même temps parce que je n’ai aucune existence légale. Comment l’expliquer à nos enfants ? Quelle est cette injustice ? Nous attendons la loi avec impatience afin de vivre sereinement, comme tout parent, tout enfant, a le droit de le faire.

Quant au mensonge dont on nous accuse… Déjà in utero nous racontions à nos enfants quel merveilleux don avait fait cet homme en offrant ces graines. Deux mamans, un don… on ne ment pas à nos enfants !

 

Cécilia

 

Témoignage de Sylvie (45)

17 Jan

En couple depuis 18 ans. Ma compagne est infirmière, 50 ans et moi tapissière décoratrice, 42 ans.

Nous avons élevé ensemble une fille née d’une histoire d’amour entre sa mère et son père. Elle a 23 ans aujourd’hui.

Après 10 ans de vie de couple et de longues années de réflexions intra conjugale et familiale, accompagné de notre désir sincère et profond d’agrandir la famille et de permettre à notre fille de partager cette vie, nous avons décidé de concevoir un enfant.

Dans un premier temps, notre couple avait choisi l’option de la coparentalité, en proposant à un homme, que nous apprécions sincèrement et qui semblait avoir tout ce que nous attendions d’un papa pour notre enfant, de devenir le papa de cet enfant.

Après 18 mois, de rencontres régulières, d’échanges sur les attentes des uns et des autres sur le rôle  de chaque partenaire a donné, l’éducation choisie, etc… Tous les 3 nous avons tenté les essais. Après 6 mois de non réussite, le papa a eu des doutes. Il a préféré arrêter l’aventure là.

Par crainte d’un nouvel abandon l’année suivante, notre famille prenait la route du nord en 2004, pour rejoindre la Belgique et rencontrer le corps médical belge. Nous avons commencé l’aventure par une procédure de 6 mois de réflexions psychologiques et philosophique avec l’équipe médicale. Au terme de cette période, nous et l’équipe étions en accord pour poursuivre ensemble le chemin qui devait nous permettre d’accueillir notre second enfant.

Un IAD, deux IAD, trois IAD,…. Les mois se succédèrent, les kilomètres s’additionnèrent, les factures s’accumulèrent… jusqu’au jour où notre premier gynéco français décide de nous lâcher sans nous en parler directement !! en nous envoyant voir un confrère de l’infertilité qui nous a refusé sa porte car elle ne pouvait rien pour nous : « la loi lui interdisait de suivre des gens comme nous !!! »

Heureusement pour nous, un médecin qui lui a un vrai sens de la médecine et de son engagement Hippocrate a accepté de nous suivre jusqu’au bout de notre histoire !

Les IAD ont continué avec des protocoles de plus en plus lourds, et de plus en plus onéreux… sans compter les difficultés avec les employeurs et les absences au travail car nous ne choisissons pas le jour et l’heure où c’est le meilleur moment de concevoir la vie… et cela vient perturber aussi bien la vie familiale (en effet le conjoint ne peut pas forcément vous accompagner pour cet événement qui devrait être un événement heureux),  la vie professionnelle car vous devez parfois « abandonner votre poste » lorsque ce ne n’est pas opportun ! Vos collègues n’en sont pas forcément contents et votre hiérarchie de moins en moins conciliante lorsque votre parcours devient un très long parcours. A la fin, je subissais des remarques et des pressions professionnelles qui étaient vraiment limite avec le harcèlement professionnel !

Et pourtant notre désir était le plus fort !

Nous avons continué jusqu’au dernier de nos euros d’économie ! par 2 FIV ICSI*… qui malheureusement ne nous ont pas permis d’accueillir notre second enfant…

Si nous devions résumer ce parcours par quelques chiffres :

33180 kilomètres de route

480 heures de route

40 000 € de frais médicaux, transport, hébergement etc…

Des vies soumises au rythme des cycles ovulatoires avec leurs espoirs et leurs déceptions…

Des larmes, des peurs, des angoisses…

Une famille qui au bout de 10 ans doit vivre avec l’absence d’un second enfant, l’acceptation de ne pas avoir donné la vie en ayant malgré tout donné toutes ses tripes, son énergie, toutes ses espérances et avoir épuisé les économies de sa famille…

Je suis une citoyenne française de naissance, je paye mes impôts comme tous français, je vote, je cotise pour la sécu, la mutuelle, je travaille, je respecte mon voisin avec ses différences de pensées, de religion, de vie… je suis une catholique plus pratiquante à force d’entendre, de voir, des discours, des comportements d’intolérance, d’irrespect, d’homophobie… Je ne me reconnais plus ou pas dans cette catégorie dite une famille !

Et pourtant, dans mon pays d’origine, certaines personnes estiment que je suis une sous citoyenne et que par conséquent je ne dois pas avoir accès aux mêmes protections pour moi et les miens, aux mêmes avantages pour moi et les miens, et de quel droit ?!

De quoi ont-ils vraiment peur !? Que la vie démontre que finalement, nous ne sommes pas pire qu’eux, voire nous pourrions être comme eux voir mieux que certains !!!

Dans tous les cas, notre fille va bien, n’a pas de problème particulier fait des études d’ostéopathie et « oh malheur » a une orientation sexuelle plus que commune puisqu’elle est hétérosexuelle !!!

Et nous sommes des parents comblés car notre fille est une femme responsable, respectueuse, de son prochain. Elle a une ouverture d’esprit qui lui permet de s’adapter dans tous les univers de ce monde !  C’est là une richesse qu’aucun propos homophobe ne pourra lui enlever !!!

Et faute de moyen financier, je suis contrainte d’accepter que je ne serai jamais mère, que mon corps ne portera jamais la vie, que je ne verrai  jamais les yeux de ma femme briller portant notre enfant dans ses bras… que je n’entendrai jamais le mot « maman » à mes oreilles !!!

Quand tant d’enfants sont nés par accidents, que tant d’enfants sont maltraités dans leurs familles (physiquement, psychologiquement, socialement…)… Que ce soit dans des familles catholiques bien pensantes, que dans des familles athéistes !

Car notre projet n’était pas uniquement un projet égocentrique, mais bel et bien un projet de vie, un projet de famille, dans le respect de l’enfant !

 

Sylvie

*FIV ICSI: Le sigle ICSI vient de l’anglais   » IntraCytoplasmic Sperm Injection » , ce qui signifie   » injection de spermatozoïde dans le cytoplasme  » (de l’ovocyte). Cette technique vient de la Fécondation In Vitro classique et nécessite ,comme pour la FIV standart , une stimulation ovarienne. La seule différence consiste à introduire directement un seul spermatozoïde à l’aide d’une micro pipette dans chaque ovocyte recueillis.

 

Témoignage de Karen (44)

16 Jan

Je ne comprends pas pourquoi je dois justifier l existence de ma famille…

Des parents, des enfants conçus avec amour, éduqués avec amour… Rien d anormal, une vie comme toutes les autres.

Pourtant non, chaque jour nous renvoie à notre différence, remet en question la légitimité de l’existence de mes trois filles et du bien fondé de cette existence.

Nous avons voulu ces 3 enfants, nous les avons eues et nous en sommes occupées comme tous les couples,

Au début le manque de droit nous semblait un détail, juste une ombre au tableau , des « et si un jour… » qui planaient au dessus de nos têtes sans vraiment être là au quotidien, où tout du moins dans mon quotidien de maman bio, car pour le parent social les choses sont sans aucun doute plus réelles .

Puis nous nous sommes séparées, et là tout est devenu plus clair…

Aucun cadre juridique,

Et si mon ex ne voulait plus les voir?

Rien ne l y oblige…

Et si elle ne participe pas financièrement ?

Rien ne l y oblige…

Et ce poids sur mes épaules, cette arme dont je dispose dans ma colère, dans ma souffrance, l’envie, l’espace de quelques secondes de blesser l autre,

Si je veux, elle disparaît de nos vies, je lui enlève les enfants pour toujours…

Cette arme je ne devrais pas en disposer, la loi devrait la protéger elle de moi, devrait protéger mes filles de moi même …

Parce que parfois dans la vie on ne sait plus décider calmement, c est pour ça que les lois existent aussi, pour nous protéger les uns des autres.

Je me dis que si ça m’a traversé l’esprit à moi qui suis éduquée, qui suis posée en règle générale, ça doit donc arriver à d autres…

Heureusement j ai eu la présence d’esprit d’avoir vite rejeté ces pensées, mais il faut protéger ceux et celles qui n y parviendraient pas!

Mon ex compagne EST indéniablement parent à part entière, et chaque fois que je croise son regard dans le regard de nos filles, cet amour, cette complicité, je le sens , je le vois , et personne n’a la légitimité pour en juger.

Est ce que moi je viens juger la famille et le droit à procréer des autres ?

Non, je n en ai pas le droit et eux non plus.

Quelqu’un a-t-il vu son émotion à leur naissance? Son expression devant les tests de grossesse positifs?

Sa douceur, sa patience, les éclats de rire échangés, les câlins, les larmes qui coulent pour quelques jours passés sans ses filles…

Non, ceci n appartient qu’à nous, et je ne comprends pas pourquoi aujourd’hui nous devons apporter la preuve de l’existence de ce qui n’appartient qu’à nous.

Juste pour tenter d’obtenir la même chose que d’autres ont comme ça, parce qu’ils sont hétéros.

Karen

Témoignage de Sarah (41)

16 Jan

Elle se lève tous les matins pour notre Fils adolescent,
Elle l’accompagne sur son chemin de Vie, l’écoute, le rassure, le guide, le protège, l’Aime de tout son coeur,
Elle est devenue Maman, une Vraie Maman, à part entière, à chaque instant,
Il est son Fils chéri, son combat de tous les jours, son plus grand Bonheur,

C’est Elle que j’Aime plus que tout et que je veux Epouser,
C’est avec Elle, que je veux tout partager,
C’est avec Elle, que jour et nuit je continuerai à lutter,
C’est avec Elle, pour TOUS, que nous manifesterons pour l’Egalité.

Car notre Amour est bien plus grand, et bien plus fort que tous vos préjugés…

 

Sarah

Témoignage de Marie-Pierre (28)

13 Jan

Je suis Mapy, la maman sociale d’Adam. Il a 3 ans et demi,  il est intelligent, beau, rusé, malin,…. Enfin il a toutes les qualités. Je suis super fière d’être sa maman,  il me ressemble beaucoup dans ses gouts et ses  attitudes, je l’aime tellement. Il me dit que je suis belle comme un cœur.

J’ai eu ce merveilleux enfant avec  Stef mon ex compagne. Et oui ça arrive, parfois les parents se séparent….. Et là c’est le grand vide pour moi.

Et si je n’ai droit qu’à quelques heures de visite par ci par là ?

Et si sa nouvelle compagne devient sa nouvelle maman sociale ?

Elle remplit  des dossiers en se déclarant parent seule avec  enfant à charge.  Je suis où moi ??? Je ne vais donc pas avoir de papier officiel du style contrat de garde alternée  avec mes droits et devoirs ?

Et si elle ne veut plus que je vois mon fils !!!!!

Me battre mais avec quelles armes, quelle loi, quel décret ?

Stef me rassure en me disant qu’elle ne peut pas faire ça, que je suis sa mère, que ça ne va pas changer.  Mais dans 3 mois, dans 1 an qui me dit qu’elle ne va pas changer d’avis ??? Qu’elle ne va pas déménager à l’autre bout de la France ???

Mais Stef aussi a des craintes et si je déménageais, si je changeais de région, si je ne voulais plus de contact avec mon enfant alors elle devrait donc l’élever seule, personne ne peut m’obliger à rester auprès de lui et subvenir à ses besoin

Actuellement personne n’est protégé, ni moi, ni elle  et surtout pas lui.

J’ai peur

 

Marie-Pierre